LA CLÉ DU SUP’CÈS : LA PÊCHE EN SUP EN NOUVELLE-ZÉLANDE

Bienvenue dans les « Carnets de voyage ». Ce billet est un extrait de notre série envoyée deux fois par semaine par e-mail qui contient des articles présentant des aventures en stand up paddle et des endroits incroyables à travers le monde. Si vous voulez recevoir des histoires comme celles-ci directement dans votre boîte de réception, abonnez-vous simplement ici : nous serions ravis de vous compter parmi nous !

M’ENVOYER LES CARNETS DE VOYAGE

La Nouvelle-Zélande est sans doute l’un des pays les plus pittoresques au monde. Des paysages spectaculaires, composés de glaciers spectaculaires, de collines accidentées, de kilomètres de plages de sable doré et de lacs riches et verdoyants, contribuent à en faire un véritable terrain d’aventure !

Bronte, de Red Paddle Co Australie, a récemment fait un saut jusqu’à l’île du Sud afin d’explorer la dynamique et bouillonnante ville de Queenstown. Attirant des milliers d’amateurs de sensations fortes du monde entier, Queenstown est surtout connue pour son éventail d’activités exaltantes. S’il était tentant de participer et d’essayer la « mère de tous les sauts à l’élastique », nous avions des plans plus calmes en tête.

Pêche en SUP et cueillette en Nouvelle-Zélande

Selon la rumeur, un chef cuisinier du coin irait au travail tous les jours sur sa planche Ride 10’6”, attrapant du poisson frais et en cueillant des herbes le long du chemin. Il semblait clairement être le genre de gars qui nous plaît. C’est pourquoi Bronte est allée le voir pour écouter ses récits liés au SUP.

Will Eaglesfield est chef de cuisine pour un groupe de célèbres restaurants locaux dans la région de Queenstown : Eichardt’s Bar, The Grille by Eichardt’s et No5 Church Lane. Ces trois restaurants haut-de-gamme proposent une cuisine raffinée et iconique qui met l’accent sur des ingrédients frais d’origine locale.

Nous avons rencontré Will au bord du lac Moke (à seulement 10 minutes de route de Queenstown) et, quand je suis arrivée, il était déjà loin sur le lac, avec un engin plutôt intéressant attaché à l’avant de sa planche.

« Le lac Moke reste l’un des plus beaux sites dans lesquels j’ai pu pratiquer le SUP. C’est difficile de faire mieux : j’aime les hautes terres du coin et elles sont encore plus magnifiques quand elles se reflètent dans un lac cristallin. Quand j’ai acheté ma planche au départ, j’avais l’intention de l’utiliser de temps en temps pour pagayer sur des eaux calmes et faire un peu de surf. Mais quand j’ai réalisé à quel point ce sport pouvait être paisible, quelques idées supplémentaires me sont venues à l’esprit. »

SUP fishing at More Lake

« J’avais vu des planches de paddle pas cher et je pensais que ce serait un jouet amusant pour mes voyages réguliers en famille dans les Catlins. Cependant, après quelques recherches, j’ai décidé qu’il valait la peine de dépenser un peu plus pour avoir une planche de qualité. C’est pour ça que j’ai choisi la Red Paddle Co Ride 10’6

Will a habilement conçu un engin permettant à deux lignes de pêche de suivre sa planche Ride 10’6’’ pendant qu’il pagaie. Et cela semble porter ses fruits…

 L’allure en SUP est la vitesse idéale pour la pêche à la traîne (c’est à dire laisser traîner un appât ou une soie plongeante derrière soi) et, désormais, je sors ma planche dès que j’en ai l’occasion. Je ne suis pas matinal mais je me lève à 6 h pour aller sur l’eau quand elle est immobile et que les poissons mordent. C’est addictif ! »

S’il ne fait aucun doute que Will est véritablement converti au SUP, son autre passion consiste à rechercher les meilleurs ingrédients pour son menu au restaurant.

Chef Will Eaglesfield in his garden

« Je suis passionné par les produits locaux authentiques. Une grande partie de ce que nous servons au restaurant contient des produits du jardin et nos menus ont souvent tendance à inclure des produits cueillis près d’ici et des saveurs spécifiques de Queenstown. Utiliser ma stand-up paddle board pour pouvoir trouver certains des ingrédients est un prolongement important de cette passion. »  

gathering potatoes from garden

« J’aime manger local pour deux raisons principales. La première, c’est la qualité : acheter directement aux fournisseurs locaux permet au produit de passer un peu plus de temps sur l’arbre, la vigne ou l’arbuste lors de la maturation et d’avoir beaucoup plus de goût. La deuxième, c’est la satisfaction. J’apprécie davantage un repas quand je sais d’où vient chaque produit. Cela accroît mon respect pour les ingrédients présents dans le plat. »

Vivant en Nouvelle-Zélande, Will a l’embarras du choix en matière de lacs et d’endroits magnifiques pour pagayer. Il part en vacances en famille à Marlborough Sounds, Waikawa dans quelques semaines et, bien sûr, il emporte sa planche avec lui…

« J’ai la chance de pouvoir utiliser ma planche pour partir à l’aventure en famille et elle fait partie des petits avantages de mon travail, que ce soit pour aller et revenir du restaurant pour pêcher ou pour faire de la cueillette. Le restaurant se trouve au bord du lac et je vis à quelques kilomètres de celui-ci le long de la rive, à Sunshine Bay. Je peux pagayer jusqu’à la plage devant le restaurant, descendre de ma planche et déposer ma pêche du matin en cuisine. J’attrape plus de poissons sur ma planche que quand je reste sur la rive… Une petite astuce pour tous les pêcheurs ! »

Si vous visitez la Nouvelle-Zélande prochainement, pensez à aller manger à Eichardt’s ! La nourriture y est délicieuse et les chambres y sont magnifiques. Le long du bord du lac surplombé par le restaurant, vous pouvez également louer des planches Red Paddle Co afin de pagayer vous aussi sur le somptueux lac de Queenstown. Vous verrez peut-être aussi Will sur le chemin du travail, en train de pêcher ou de faire de la cueillette.

Will a gentiment accepté de partager sa délicieuse recette à base de produits cueillis dans la nature et nous allons certainement la tester dans la cuisine du QG de Red !

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PESTO AU CRESSON

Voici une version automnale et plus sauvage que le traditionnel pesto au basilic. Le cresson et les noix sont faciles à rassembler une fois que vous en avez trouvé : le cresson se trouve facilement dans les petites criques aux eaux claires, et toute l’année dans les endroits qui ne gèlent pas. Les noix se ramassent en cette période, alors qu’elles viennent de tomber des arbres et de perdre leur cosse charnue, découvrant ainsi une petite noix et sa coque sèche, prête à être ramassée. Laissez-les sécher pendant une semaine avant de les manger.

Si vous choisissez d’acheter les noix et le cresson, assurez-vous de réduire votre quantité de miel de moitié car le cresson cultivé est plus doux. Le cresson sauvage a un goût poivré assez relevé.

INGRÉDIENTS

  • 100 g de cresson (un gros bouquet), bien rincé et coupé grossièrement
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • 50 g de parmesan, râpé
  • 1 gousse d’ail en poudre* ou finement hachée
  • Des zestes hachés* et le jus d’un citron
  • 100 g d’huile d’olive
  • 1 demie cuillère à café de sel
  • 100 g de noix décortiquées

*Nous recommandons l’utilisation d’un microplane. C’est le meilleur zesteur au monde, non seulement zeste-t-il une très fine couche d’agrumes, mais il réduit aussi une noix de muscade entière en poudre, le parmesan en nuage duveteux, l’ail en pulpe. Chez moi, je conserve du gingembre et des racines de curcuma au congélateur,  et je frotte les racines congelées contre le microplane. Elles se réduisent instantanément en fine pulpe. J’utilise toujours l’outil de zeste fin, et il est quasiment impossible de se couper avec.

  1. Mixez tous les ingrédients ensemble, à l’exception des noix, dans un robot de cuisine, jusqu’à ce qu’ils soient réduits en petits morceaux.
  1. Ajoutez les noix et mixez de nouveau le tout jusqu’à obtenir des petits dés de noix d’environ 2 mm. La préparation est ainsi fine, tout en gardant un peu de texture, comme un beurre de cacahuètes croquant.
  1. Goûtez pour vérifier l’assaisonnement. Si vous ne sentez pas tout de suite un petit goût relevé (mais agréable !) en bouche, ajoutez un peu de sel jusqu’à ce que vous soyez satisfait du goût. Le pesto peut être servi immédiatement ou conservé au frais pendant 5 jours.